Effondrement 7

Effondrement 7
PiX d'une tres grande artiste dont il y a plusieurs de ces photos sur ce blog ;)

Arrivant essoufflée devant la maison de sa meilleure amie, elle tend l'oreille... Elle entend alors des pleurs. Des pleurs si plaintifs que rien qu'en les écoutant, Nasca en pleurait. Elle prend alors son courage à deux mains et décide de monter voir ce qui se passe. C'est alors qu'en poussant la porte de la chambre de Myaco, elle y découvre avec horreur son corps étendu sur le sol... Sa mère pleurant sur le bord de son lit... Ne pouvant retenir ses larmes, Nasca s'effondra aux côtés de la défunte... Son ur s'arrête alors de battre à tel point sa douleur est forte... Sa s½ur de ur, sa seule confidente, sa jumelle... elles se ressemblaient tant... Elle est là, étendue... L'atrocité de la scène la fait suffoquer... Le père de Myaco voyant cela, la prend dans ses bras et la porte dans une pièce voisine... Seulement Nasca n'est pas de cet avis... Elle griffe, elle mort... Elle crie... Elle se débat mais rien n'y fait...

Dans l'autre pièce, la jeune fille est incontrôlable et s'enfuit, courant droit devant, sans savoir où elle va. Ses pensées prennent alors le dessus... « Pourquoi elle ? Que s'est-il passé ? Je veux savoir... Elle me manque jà... Elle est partie rejoindre les anges... Ceux qui la fascinait tant... Mais pourquoi ? Je me sens si seule et perdue... Il faut qu'elle revienne... Comment vais-je pouvoir vivre sans elle ? Je ne pourrai jamais retrouver le chemin du bonheur sans elle... Je ferais tout pour savoir ce qu'il s'est passé... Non Myaco je ne te laisserai pas comme ça ! ». Nasca, à force de courir se retrouve dans un champ assis sur un tronc d'arbre tomaprès une tempête. Le vent se lève et fait virevolté ses long cheveux noirs dans l'air. Le temps passe rapidement dans ces moments... Et la nuit commence alors à tomber...

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# Posté le dimanche 28 mai 2006 12:32

Modifié le mercredi 21 juin 2006 07:57

Effondrement 8

Effondrement 8
Une grande artiste! ;)

Ne prenant pas garde à cette obscurité l'entourant, Nasca se met alors à avancer droit devant elle. Les pensées vertigineuses ne se font pas attendre. Mais elle garde l'espoir malgré toutes les larmes coulant sur ses joues. Soudain, elle sent vibrer dans sa poche. Oui, c'est son portable. C'est simplement sa mère qui lui demande de rentrer et lui annonce aussi qu'une lettre est arrivée en express. La jeune fille, assombrit par la perte de sa meilleure amie se dirige alors vers chez elle. Avant de rentrer, elle passe doucement devant l'usine où l'horrible crime c'est produit. Des frissons parcourent son corps... Elle ne comprend pas encore pourquoi. Lorsque soudain elle entend des murmures... De simples murmures « c'était pas mal la dernière fois... ». A ces mots, terrifiée, Nasca s'enfuit...

E
ssouffe, la tête qui tourne, la jeune fille apeurée ouvre avec fracas la porte de chez elle. Sa mère effrayée de la voir dans cet état la prend dans ses bras et la calme doucement... Quelques minutes plus tard, sa mère se met à lui dire :
- Ma chérie, ce qui s'est passé doit être très éprouvant pour toi. Si tu veux en parler n'hésites pas ! Je suis là !
- Je n'ai pas envie d'en parler. Et si je le voulais réellement ça serait à Myaco. Et bien sur elle n'est plus là ! Puis toi ! Oui, toi, tu n'es jamais là quand il le faut ! Tu es un fantôme à la maison. Tu passes ta vie au travail. Et tu voudrais que je te dise ma vie dans les moindres détails ! Mais tu es tombée du ciel ! Atterris ! Tu verras que je suis bien seule. Et que j'ai appris à grandir sans toi ! La douceur d'une mère j'en avais besoin lorsque Papa... Bref c'est sans importance !

Fâchée et le c½ur lourd, Nasca claque la porte séparant les escaliers du salon et monte dans sa chambre. Arrivant dans cette pièce, seul lieu elle se sent à l'aise, elle allume sa chaîne hi-fi et se laisse tomber sur son lit. Lorsque ses beaux yeux noirs tombent sur une enveloppe, posée sur son bureau...

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# Posté le lundi 12 juin 2006 14:16

Effondrement 9

Effondrement 9

« Ma chère Nasca,

Je
vais faire quelque chose qui me sauvera. Toi, tu me perdras mais ne le pense pas ! Car en fait je serais toujours aups de toi. J'ai peur de ce qui m'attend et d'un autre plus rien ne me retiens ici. La vie me paraît si étrange. Nous étions bien toutes les deux. Rien ne nous dérangeait ! Tu dois comprendre que cette lettre a été apportée par mes parents à ta mère car je suppose que tu ne devais pas être chez toi. Ils ne savent pas ce que j'ai enduré. Ils ne comprendraient jamais. Mais toi ! Oui, toi ! Tu comprends tout ! Tu m'as toujours comprise ! C'est pourquoi je vais tout t'expliquer.

Un jeune garçon est venu m'apporté une lettre. Pas une lettre comme une autre. Il y avait un sceau dessus : deux épées s'entrecroisant. C'était une lettre sciale... Je ne peux t'en dire plus ! J'en suis désolée mais c'était bien stipudans ces écrits ! Pourtant, ils disaient qu'il fallait, s'il m'arrivait malheur, que je donne cette clef à une personne qui serait apte à comprendre. J'ai donc penà toi ! Prends garde ! Car c'est dans cette lettre que l'on m'a donrendez-vous dans l'usine désaffecté, tu sais celle on aimait prendre des photos
(petit clin d'½il à des amis). On m'a écrit que ce serait la réponse à cette clef que ça expliquerait plusieurs choses. Mais qu'il fallait que je sois forte. Mais la force m'a quitté au moment j'ai compris pourquoi ils m'avaient amené là-bas.

Je
ne trouve pas les mots... Nasca, j'en suis encore effrayée .Il était là face à moi. Je ne pourrai le décrire car je n'ai pu le regarder dans les yeux... J'ai peur de le dire. De l'avouer. Mais Nasca... Je me suis fais violée... Pour eux il ne fallait pas que je sois pure. Ils m'ont pris ce que je ne voulais offrir à aucun prix sans amour. On m'a forcé. Je les ai imploré. Mais ils ne m'ont pas entendu... Lui, il était seul, mais derrière ils étaient plusieurs ! J'ai encore si peur de ce que je peux dire où écrire... Ne me prends pas pour une folle. S'il te plait Nasca, tu es la seule pouvant me comprendre... Ils n'ont pas voulu me faire du mal... Je te le promets... Je ne sais si c'est ce qu'ils voulaient. Mais aujourd'hui nous sommes le 24 Décembre et je ne conçois pas de faire la fête ce soir.

Il
s'agit d'un triste Noël pour toi et je m'en excuse... Mais toi, ne craque pas ! Ne sois pas aussi faible que moi... Je pars les retrouver... C'est eux qui m'ont appelé... Ils savent ce qu'ils font. N'ais crainte ! La vie n'est pas simple et je crois que la mienne devait avoir lieu autre part ! Ils ne sont pas cruels... La vie d'une jeune fille n'est rien par rapport au monde entier... Chut ! J'en ai déjà trop dit ! J'arrête ! Ne leur en veux pas... Il est tant de te laisser... Il est tant pour moi de partir...

Sois forte et n'oublis jamais :
A la vie ! A la mort

Myaco »


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# Posté le dimanche 18 juin 2006 14:14

Effondrement 10

Effondrement 10

Sans un mot, Nasca range la lettre dans un endroit sur... Puis elle se couche sur un fond sonore de Within Temptation. Ses pensées tourbillonnent au fond elle... Elle comprend mais souffre en même temps... « Justement si on s'était dit : A la vie, à la mort, c'est que je dois à mon tour mourir pour te rejoindre... Ou est-ce simplement d'attendre pour mieux comprendre... Je ne sais plus... Je ne sais pas où tout cela va m'amener mais je suie ton chemin, Myaco... Rien que de penser à ce prénom et me dire que je ne l'entendrais plus jamais m'appeler, me brise le c½ur... Qui vais-je appeler mes soirs de déprime ? Qui me fera rire comme tu l'as fais ? Qui me dérangera à deux heures du matin pour aller se promener sous la neige ? Qui ? Qui ? QUI ? ». Des pleurs surviennent alors dans les yeux de Nasca. Cette jeune fille a perdu tout d'un seul coup... Elle a peur de ne plus pouvoir faire face à cela. Elle se sent dépassée. Cependant elle s'endort doucement entre quelques sursauts de pleurs.

Cela fait trois jours maintenant que Myaco a quitté ce monde. Le monde des vivants. Nasca ne se fait toujours pas à cette idée... Malgré cela, elle doit se rendre à l'enterrement. Elle enfile alors une jupe longue noire ainsi qu'un pull. Nous sommes en plein hiver... Mais Nasca tient à mettre des lunettes de soleil. Elle se maquille... Peut-être même un peu trop... Peu importe. Elle est si perdue, si égarée, si emplie de haine... que tout lui passe au dessus. Elle n'est convaincue de rien. Contrairement à ce que l'on peut penser, la mère de Nasca est tout de même partie travaillée. Mais le téléphone sonne :
- Allo, dit Nasca.
- Oui, c'est maman. Nasca je sais que c'est dur pour toi aujourd'hui mais tu connais le numéro du travail. Si tu as besoin n'hésite pas !
- Mais maman, c'est de ta présence dont j'ai besoin maintenant ! Mais comme d'habitude tu ne seras pas là ! Je te hais ! Je te hais maman ! Tu ne sais pas ce que je vis ! Tu n'essais même pas de comprendre... Dès que je hausse la voix tu prends peur et change de sujet. Je te hais... Tu m'entends... Allo ?... Allo ?
Des larmes coulent déjà sur ses joues. Sa mère a bien sur raccroché juste après avoir entendu le premier « je te hais ». Nasca ne la comprend pas... Et ne veux plus lui comprendre... Il est temps de partir au cimetière maintenant...

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# Posté le jeudi 22 juin 2006 16:54

Effondrement 11

Effondrement 11
PiX (photo d'Haruka et c'est moi dessus (sourire) hihihi)


Nasca approche doucement du cimetière. Elle est en retard mais ça lui importe peu. Le soleil rayonne aujourd'hui. Tout le monde la regarde, sans doute car elle ne ressemble plus à une humaine mais plus à un monstre. Son maquillage a coulé, laissant de grosses traînées noires le long de ses joues. Le cercueil est déjà au fond du trou... « La rémonie a du être magnifique » pense Nasca. Elle avance alors doucement vers ce trou. Il lui semble bien trop profond, mais elle ne dit rien. Myaco a un cercueil blanc, déjà recouvert de quelques roses et de terre. Soudain, Nasca aperçoit, sur le couvercle, deux épées se croisant. Elles sont gravées dans le cercueil. Nasca trouve cela bien étrange mais ne dit rien à nouveau. Elle tremble, observe autour d'elle et personne ne l'a quittée des yeux depuis son entrée au cimetière. Gênée, elle s'accroupie et murmure : « Je t'ai apporté ces bonbons que tu aimais tant ainsi qu'Elephant-smile, la peluche que l'on se partageait... Je veux qu'elle soit avec toi... Les voilà ! ». Nasca jette donc ses deux présents. Elle croise alors le regard des parents de Myaco. Elle se sent si mal à l'aise et a l'impression qu'elle leur doit une explication... Elle se sauve alors, peinée, en courant.

Le
soleil cogne maintenant. Assise devant la vieille usine, Nasca ne veut plus croire que l'amitié se penchera à nouveau sur elle un jour. Elle pleure toujours quand soudain, ses pleurs se changent en haine. La jeune fille au regard vide prend alors une pierre et la lance brutalement vers l'usine. Celle-ci heurte une vitre et la brise en plusieurs morceaux. Elle ne sait pas vraiment contre qui elle voudrait se battre, mais Nasca se foule. Elle crie, elle casse et déchire tout ce qu'elle se trouve... Il ne fallait pas se trouver sur son chemin. Nasca rentre alors chez elle. Dans un coin de sa chambre, elle aménage un culte à Myaco (des photos, des objets...). Elle dispose un peu partout des bougies et enlève toutes les ampoules se trouvant dans la pièce. Pour finir elle ferme les volets. Un album d'Era tourne en boucle et Nasca reste inerte pendant un certain temps. Puis elle se déplace, elle sort de son lit et se pose sur des coussins. C'est ainsi qu'elle passera la fin de ces vacances de Noël.

FIN DU CHAPITRE 2

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# Posté le mercredi 30 août 2006 17:55