Nasca, tremble énormément désormais, mais elle ne veut pas bouger. Elle se doit de rester dans ce froid au nom de l'amitié. Soudain, la sonnerie de son lycée retentit. Elle sursaute et regarde sa montre. 17h. Nasca comprend alors que Myaco ne viendra plus. Trempée, déçue, elle se lève mais sa tête est de plus en plus lourde. Elle est toute engourdie et n'arrive pas à mettre un pied devant l'autre. Elle marche donc dans l'herbe mouillée. Son long jupon noir traînait par terre. Ses bottes, lacées jusqu'au genoux, se laissaient entrevoir à chaque pas lent et lourd qu'elle fait. Elle voudrait marcher plus vite mais elle ne peut pas car le froid la bloque, la paralyse. Elle continue pourtant de traverser son lycée. Dans les couloirs, les gens la bousculent. Ils sont pressés de sortir de cette prison. Nasca n'y prête pas attention. Elle déambule sans se soucier des autres. Elle n'a qu'une seule pensée qui la hante : « Le fait que Myaco ne soit pas venue est anormal. Cela ne lui ressemble pas ! ». Les gens se font de moins en moins nombreux. Nasca respire un peu. Elle commence alors à sortir du lycée. Cette jeune fille arrive donc dans la rue. Elle avance tel un zombie. Le froid ne la touche plus maintenant. Ses yeux dans le vague ne bougent plus. Nasca habite à l'autre bout de la ville, et même plus précisément dans le petit village d'à côté.
