Myaco se lève, suivit de Nasca, elles se dirigent vers la sortie. Un lourd silence s'installe. Rien ne bouge, sauf elles. Nous pouvons penser à une photo où seules deux jeunes filles marcheraient. Elles passent d'ailleurs sous le porche indiquant la sortie du lycée. Le ciel commence à s'assombrir, c'est là que Nasca ose dire une légère phrase :
- Je pense qu'il va pleuvoir. Où veux-tu aller ?
- Peu m'importe, décroche-t-elle du bout des lèvres.
- Je t'emmène alors chez toi, tu y seras plus au calme.
- Sans doute, mais où sommes nous réellement à l'abri ?
Cette question laisse alors Nasca immobile et très silencieuse. Avait-elle commis une erreur ? Elle n'en sait rien et commence à angoisser. Elle a toujours cette désagréable sensation de perdre son amie. Mais pourquoi ?
Elles arrivent devant chez Myaco, c'est alors que Nasca ressent une certaine réticence chez sa meilleure amie. Myaco ne veut pas entrer chez elle. La jeune demoiselle l'accompagnant la suit continuellement en direction de sa chambre. En passant vers la cuisine celle-ci empreinte une bouteille d'eau. Myaco s'installe sur son lit. Nasca lui tend la bouteille d'eau mais Myaco la rejette brutalement. « JE N'AI PAS BESOIN DE TA PITIE ! » hurle-t-elle. Nasca ne comprend pas pourquoi Myaco réagit de cette façon, elle ne lui a pas encore dit qu'elle était là. Nasca commence alors à se poser des questions : « Ai-je agis comme si je voulais à tout prix l'aider ? Ai-je réellement de la pitié pour elle ? Ou est-ce simplement de la compassion ? Ou bien même une profonde amitié ? ». Nasca se sent perdue, affolée, ne sait plus où se mettre et n'a qu'une envie... partir...