La soirée touche à sa fin, Nasca ne veut plus croire en rien. Elle est assise le regard dans le vide, les oreilles attentives à cette même musique qui tourne en boucle depuis des heures. Soudain, la sonnerie du téléphone retentit. Nasca ne décroche pas. Elle entend alors une voix lointaine, celle de sa mère qui la somme de répondre au téléphone qui ne cesse de sonner... La jeune fille se lève donc doucement et se dirige vers le téléphone. Elle décroche, et dit d'une petite voix :
-Allo ?
-Allo Nasca ?
-Oui c'est moi ! » dit elle toujours avec sa petite voix.
-C'est la mère de Myaco. Est-ce qu'elle est avec toi, car elle n'est pas rentrée après les cours ? »
-C'est-à-dire que... » Nasca ne sachant quoi dire raccroche brutalement. Qu'ont ils fait d'autre à Myaco ?
Son c½ur bat très fort. Nasca pâlit. Tout est de sa faute. Elle le sait. Elle n'aurait pas du la laissé seule comme cela. Elle savait très bien qu'elle ne devait pas partir maintenant, Myaco doit se sentir bien mal. Ne sachant que faire, Nasca se recroqueville sur elle-même. L'angoisse monte en elle. Une sueur froide descend le long de son dos. Doucement, la crise commence à l'emporter. Nasca se balance d'avant en arrière, les mains sur la tête. Ruminant toujours la même phrase « C'est de ma faute... » . A bout de force, Nasca s'endort. Elle est tendue, ne dessert pas ses mains ; ralentit peu à peu ses balancements mais les images ne cessent de la hanter.
FIN DU CHAPITRE 1